Le choc pétrolier de 1973 assombrit la fin du mandat présidentiel de Georges Pompidou, qui est interrompu par son décès brutal le 2 avril 1974, à cause de la maladie de Waldenström. Le premier est la rivalité avec son ancien Premier ministre Jacques Chirac, démissionnaire en 1976. Un ministère de l’Immigration et de l’Identité Nationale est créé puis placé sous l’autorité d’un fidèle du président, Brice Hortefeux. Le second chapitre de la présidence Sarkozy s’ouvre avec la crise financière de 2008, dont le signal le plus impressionnant est la faillite de la banque Lehman Brothers le 15 septembre. Achèvement plus économique et symbolique, Cela ne suffit pas à tarir la défiance de l’opinion, même si Pierre Mauroy est remplacé en 1984 par le jeune et dynamique. Les présidents de la République française depuis 1958. période: présidents de la République: photo officielle: 08/01/1959: 08/01/1966 Constitution de la Vème République. La fin du mandat de Nicolas Sarkozy est marquée par les tueries de Toulouse et Montauban. Si le soutien de l’armée française aux Forces républicaines de Côte d’Ivoire d’Alassane Ouattara contre Laurent Gbagbo en 2011 relève d’une tradition « françafricaine », l’intervention en Libye de la même année, faite sous l’égide de l’ONU et avec le soutien des alliés de l’OTAN, est un opération de « gendarmerie internationale » déroutante pour l’opinion. Jusqu'en 1962, les pouvoirs publics doivent résoudre la crise algérienne. Fin 2008, la France doit faire face à la Crise des subprimes. Cependant, par rapport aux régimes précédents (la IIIe République qui meurt avec la défaite de 1940 et la IVe République qui émerge après-guerre), Dans la rédaction originelle de la Ve République, le président reste toutefois élu au, Le nouveau président de la République profite cependant de la, Le président de la République française est désormais, Désormais, on peut parler de la Ve République comme un, Du fait de son statut, la fonction demande une pratique caractérisée par une certaine distance avec le cours de la vie politique ordinaire. En outre, il est le plus jeune président élu et son mouvement La République en marche (de tendance sociale-libérale, centriste ou centre-droit) ne fut créé qu'en 2016, soit un an auparavant. Pendant la présidence de François Mitterrand, celui-ci insista sur l'importance de l'intégration européenne, et poussa à la ratification du traité de Maastricht sur l'union économique et politique européenne. Outre les dispositifs présents dans les grandes lois de réformes citées ci-dessus, le gouvernement agit plus expressément pour protéger les salariés. Les élections législatives de 1986 sont un échec pour le parti socialiste : la droite les remporte. Jean-Pierre Raffarin est alors remplacé par Dominique de Villepin. La position de Jacques Chirac est d’autant plus affaiblie qu’une affaire éclate en 1999 : celle des emplois fictifs de la mairie de Paris. L’Europe est un volet important de la politique sarkozienne. Pour la première fois dans l’histoire de la Ve République, la politique du pays semble se résumer exclusivement à l’action de son président. Devant l’échec de la politique de relance, prise à contretemps dans le contexte d’une économie ouverte, François Mitterrand hésite entre rompre avec ses partenaires européens, comme le lui conseille Jean-Pierre Chevènement, ou changer de politique économique, c’est-à-dire épouser le grand mouvement néolibéral d’alors, option qui a le soutien du Premier ministre, du ministre de l’Économie et des Finances Jacques Delors et du ministre du Budget Laurent Fabius. Dominique de Villepin ne peut plus faire barrage à la montée de Nicolas Sarkozy. D’octobre à septembre 1964, il visite dix États d’Amérique du Sud et appelle à la coopération avec la France. Lors des législatives de mars 1967, la majorité recule au profit de la gauche, qui confirme son avantage lors des cantonales de septembre 1967. La politique algérienne de De Gaulle s'inscrira toutefois dans le contexte plus global d'indépendance concrétisé par le discours de Brazzaville (24 août 1958[1]) où il affirmera l'engagement de la France à organiser des référendums dans les anciennes colonies afin de choisir soit l'indépendance, soit le maintien dans la communauté. Un « front républicain » émerge pour lui faire face. C'est le jeune Laurent Fabius qui est nommé premier ministre, les communistes en désaccord avec les mesures de rigueur quittent le gouvernement. La Ve République est une république parlementaire, c’est-à-dire que le gouvernement (le Premier ministre et les autres ministres) est responsable devant le Parlement qui peut le censurer (le faire tomber). La présidence Pompidou (1969-1974) commence, avec le gouvernement Chaban-Delmas (juin 1969-juillet 1972), qui présente un programme de « nouvelle société » pour faire face au défi représenté par l'explosion de mai 68. Refusant le projet darmistice, il rejoint le Royaume-Uni et prononce le 18 juin sur les ondes de la BBC son fameux appel à la résistance : « la France a perdu une bataille, mais elle na pas perdu la guerre ! Ils s’ajoutent aux « critères de Maastricht », qui contraignent les États à garder une déficit public inférieur à 3% et une dette publique inférieure à 60%. Il est approuvé par une large victoire du « oui » avec 62% des voix. Le 7 mai 1995, Jacques Chirac est élu président de la République au second tour de l'élection présidentielle face au socialiste Lionel Jospin. L'extrême-droite nationaliste n'est pas en reste, le groupe Occident n'ayant pas été dissous par le décret du 12 juin. Il s'oppose en particulier à la constitution, par Simone de Beauvoir, d'une association visant à reconstituer la Cause du peuple, une organisation maoïste. « Carnassier » et « carnivore » : quelle différence ? Il annonce en décembre de la même année le lancement d’un grand plan de relance de l’économie de 26 milliards d’euros (en réalité 34 milliards), comportant un volet social et prévoyant de grands travaux. La dissolution est actée en avril 1997. Le président atteint alors un niveau d’impopularité record[16]. De Gaulle ne s'était officiellement présenté que le 4 novembre (une semaine après l'enlèvement de Ben Barka), déclarant au JT de 20 heures: « Que l'adhésion franche et massive des citoyens m'engage à rester en fonctions, l'avenir de la République nouvelle sera décidément assuré. L’Histoire de la France sous la Cinquième République correspond à l'Histoire actuelle de la France. Michel Rocard est nommé premier ministre. Un, Le 13 décembre 2007, il signe avec les autres chefs d’État ou de gouvernement de l’Union européenne le. Alors qu'une grève générale est organisée à l'appel de tous les syndicats, l'opposition socialiste dépose au printemps 1966 une motion de censure, défendue par Guy Mollet, contre le gouvernement[6] : elle proteste en effet contre le retrait du commandement intégré de l'OTAN, décidé par De Gaulle en mars, Maurice Faure (du Rassemblement démocratique) déclarant alors « si chacun de nos alliés se comportait comme vous le faites et prenez les décisions que vous venez de décréter, cela ne signifierait rien d'autre que le retrait de toutes les forces américaines du continent européen »[6]. Jacques Chirac « doit faire » avec François Mitterrand. Lionel Jospin devient Premier ministre. La proposition d’étendre la déchéance de nationalité aux binationaux nés Français, avancée devant le Parlement né en Congrès le 16 novembre, suscite un discorde qui entraîne son abandon. De l'autre côté, Londres et Moscou soutiennent le Nigeria du général chrétien Yakubu Gowon, ainsi que Washington (qui s'abstient cependant de l'alimenter en armes). En effet, à la suite de nuits d’émeutes à Grenoble en juillet 2010, il prononce un discours marqué à droite dans cette ville. Le discrédit du pouvoir est accentué par une stratégie de communication risquée : la promesse répétée, L’affaiblissement progressif de François Hollande donne de l’espace aux «, Certaines de ces affaires écornent sévèrement, À l’étranger, la lutte de la France contre la menace terroriste se matérialise dans, L’action extérieure de François Hollande s’illustre aussi par l’assistance portée aux négociateurs grecs pendant la crise financière que connaît ce pays, mais aussi par la réussite de la, La France de François Hollande est au reste agitée par des débats sociaux importants dont, Impopulaire, le président de la République annonce dans une allocution télévisée le 1er décembre 2016 qu’. Le président réagit avec célérité. Plusieurs Présidents se sont succédé : → Charles de Gaulle: A la fin de la guerre, il prend la tête du gouvernement provisoire.En 1958, on fait appel à lui pour régler le problème de la guerre d’Algérie. Mais l’autorité du président est entaillée par cette rébellion. Il déclare par exemple le 14 juillet 2015 : « S’il n’y a pas de baisse du chômage, je l’ai dit plusieurs fois, je ne serai pas candidat.». Devant la nécessité d'économiser l'énergie, le gouvernement restaure en 1975 l'ancien changement d'heure pendant les mois d'été, mesure permettant une économie d'électricité pour l'éclairage du soir. Je ne leur ai pas pardonné[8]. Les généraux Raoul Salan, Edmond Jouhaud, André Zeller et Challe s'emparent du pouvoir et neutralisent les pouvoirs civils. La fin de la guerre d’Algérie et les débuts de la Cinquième République, La présidence du général de Gaulle : la République gaullienne, La formation du premier gouvernement Pompidou (avril 1962), Second gouvernement Pompidou (novembre 1962-1966), Troisième et quatrième gouvernement Pompidou (janvier 1966-31 mai 1968), De la rupture entre Pompidou et de Gaulle à l'élection à la présidence de Pompidou, La présidence de Georges Pompidou (1969-1974), La présidence de Valéry Giscard d’Estaing (1974-1981), La présidence de François Mitterrand (1981-1995), La présidence de Jacques Chirac (1995-2007), La présidence de Nicolas Sarkozy (2007-2012), La présidence de François Hollande (2012-2017), La présidence d'Emmanuel Macron (depuis 2017), La France dans la construction européenne, « si chacun de nos alliés se comportait comme vous le faites et prenez les décisions que vous venez de décréter, cela ne signifierait rien d'autre que le retrait de toutes les forces américaines du continent européen ». Il organise le 28 octobre 1962 un referendum pour l’élection au suffrage universel direct du président de la République. Avec le retour de la paix et de l’accalmie sociale, elle ne fait plus peur. il nomme d’abord son grand rival du parti socialiste, Pourtant, le « prince » ne perd pas de sa superbe. Nonobstant, la gestion des attentats de janvier 2015 par le Président, le Premier ministre, le ministre de l'Intérieur et dans une plus ample mesure de tout le gouvernement, est saluée unanimement par la classe politique. La construction européenne s'accélère donc pendant la présidence de Pompidou et surtout de Giscard d’Estaing. En 1985, la majorité vote le passage à la proportionnelle pour les élections législatives de 1986. Il choisit. François Hollande nomme Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur, Premier ministre. Des élections le confirment. Fin 2010, le président choisit de relancer l'action gouvernementale, avec le départ de Jean-Louis Borloo, Bernard Kouchner et Éric Woerth et le retour d'Alain Juppé. Peu protégé par un Premier ministre éclipsé qui ne peut lui servir de « fusible », il est la victime directe des mouvements d’opinion. Le rôle du président dans la politique diplomatique de la France est resté éminent même pendant les périodes de cohabitation (lorsque l’appartenance politique du président et la majorité parlementaire ne coïncident pas). Les Français d'Algérie, indignés, comprennent qu'ils ont été trompés. La seconde crise, celle-ci majeure, de la république gaullienne est mai 1968. En effet, le second tour oppose un candidat du centre-droit (libéral) et donc non-gaulliste, Valéry Giscard d’Estaing (VGE), au candidat du jeune parti socialiste, François Mitterrand. La révolte étudiante, couplée à une grève générale, ébranle le président. Devant l’accumulation des difficultés et le constat amer du président de la République sur l’impossibilité de faire des réformes en France, ce dernier tente un « coup tactique » : dissoudre l’Assemblée nationale où il dispose pourtant de la majorité. Cet article dresse la liste des présidents de la République française de 1848 à 1852, de 1871 à 1940 et depuis 1947. L'État initie alors une politique de construction intensive des foyers de travailleurs migrants, entre 1966 et 1972[3]. Ces dernières ont rencontré un fort succès. La position de François Hollande s’affaiblit. Jacques Chirac, surnommé « mon bulldozer » par Pompidou, obtient sa première fonction gouvernementale, en tant que secrétaire d'État à l'Emploi auprès du ministre des Affaires sociales Jean-Marcel Jeanneney. Il favorise le développement de l'agriculture intensive et de l'agro-industrie par la mécanisation et l'utilisation d'engrais et de pesticides[12]. Le « monarque » est protégé par un « fusible » : le Premier ministre, responsable devant le Parlement. L’Eurogroupe (la réunion des ministres des Finances des différents États membres) se réunit à Paris en octobre 2008 pour décider d’un plan de sauvetage européen pour les banques. Le NON obtient 52,41 % des voix le 27 avril 1969, désavouant ainsi de Gaulle. Les successeurs du général ne suivront pas cette pratique. Cependant, le décret du 29 avril 1976 instaure le droit au regroupement familial (alors que Jacques Chirac est toujours ministre). Bien que ministre des Finances sous De Gaulle et de l’Économie et des Finances sous Pompidou, ce n’est pas un gaulliste mais un libéral, qui avait soutenu le « non » au référendum de 1969. Le président de la République choisit la deuxième option. - 1 jour, 1 question propose de répondre chaque jour à une question d'enfant, en une minute et trente secondes. Il lui interdit avec succès, de le traiter comme « son élève ». Et ridicule en disant : "Nous Nigéria, nous aurons la bombe atomique." À gauche, François Mitterrand (Convention des institutions républicaines) a réussi à obtenir le soutien de tous les partis, de la SFIO au PCF. La mise en place du plan de Constantine (3 octobre 1958) visant à une modernisation de l'Algérie financée par la métropole et l'intensification des opérations militaires redonnent confiance aux partisans de l'Algérie française. Seul élu de la nation entière, pour un mandat de cinq ans, le président de la République a pour rôle, selon l’article 5 de la Constitution, de veiller : […] au respect de la Constitution. L’État d’urgence est notamment appliqué dès le 14 novembre et ce, jusqu’au au 1er novembre 2017. Il gagne ces primaires au second tour face à Martine Aubry avec 56,57% des voix (soit un peu plus de 1,6 millions de voix). Le projet de Marcellin essuie cependant un refus du Conseil constitutionnel (décision Liberté d'association du 16 juillet 1971, qui consacre cette dernière comme principe fondamental reconnu par les lois de la République, amorçant une « révolution constitutionnelle »). Le bilan est notable : Le bilan économique du président de la République est plus contrasté. Jean-Luc Mélenchon, ancien membre du Parti socialiste, président de « l’antilibéral » Parti de gauche, traite notamment le président de la République de « capitaine de pédalo ». La première est sa mise en ballotage par le candidat de la gauche François Mitterrand à l’élection présidentielle de 1965. Un « front républicain » émerge pour lui faire face. Cinquième République, régime politique du Niger de 1999 à 2009. Le président la République conditionne ensuite sa candidature en 2017 à l’inversion de cette courbe. Malgré ce bilan chétif, Jacques Chirac est réélu président de la République le 8 mai 2002. Il souhaite revenir à une pratique plus classique et distancée (le « président jupitérien »). Quelques semaines plus tard, la nouvelle ministre des affaires étrangères Michèle Alliot-Marie est contrainte de démissionner après une série de maladresses au cours de la Révolution tunisienne. Il peut ainsi nommer un Premier ministre de droite : Jean-Pierre Raffarin. C’est la première cohabitation. Ayant succédé à François Mitterrand en 1995, Jacques Chirac est confronté aux mêmes problèmes avant d'être lui-même contraint de cohabiter, durant cinq ans, avec Lionel Jospin comme premier ministre. Sa légitimité est bien plus forte que celle des députés : il est le seul élu de la nation entière, il est son « visage ». Avant cette seconde cohabitation, François Mitterrand a « multiplié » les chefs du gouvernement : À cette affaire mystérieuse s’ajoute une accumulation de polémiques qui touchent directement François Mitterrand : les révélations sur sa fille cachée Mazarine, sur son rôle sous Vichy (révélé au grand public par le livre de Pierre Péan, Une jeunesse française. François Mitterrand est une nouvelle fois battu, malgré un net progrès par rapport à 1965. Le président sortant partage le sort de Valéry Giscard d’Estaing mais, contrairement à ce dernier, il déclare se retirer de la politique. Le 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy est élu président de la République au second tour de l'élection présidentielle face à la socialiste Ségolène Royal. Le Pacte budgétaire européen (TSCG), entré en vigueur au 1er janvier 2013, contraint les États membres de l’UE à limiter leur déficit structurel à 0,5% du PIB (règle d’or). Au cours du mandat de François Hollande, la croissance de la dette publique ralentit (de 89,6% du PIB en 2012, 92,4% en 2013, 95% en 2014, 96,5% en 2016) et le déficit public se réduit et passe même sous la barre des 3% en 2017 (4,1% en 2013, 3,6% en 2015, 2,6% en 2017). Les actes les plus saillants de son premier mandat restent la reconnaissance de la responsabilité de l’État français dans la déportation des Juifs au cours du discours du « Vél d’Hiv » du 16 juillet 1995 et la suspension du service militaire en février 1996. Le 11 octobre 2010 est adoptée une loi interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public, loi surnommée « anti-burqua». Plus populaire, vainqueur du débat de l'entre-deux tours, François Mitterrand est confortablement réélu avec 54 % des voix. C'est aussi en 1963 que Michel Debré met en place le BUMIDOM (Bureau pour le développement des migrations dans les départements d'outre-mer) qui a « pour objet de contribuer à la solution des problèmes démographiques intéressant les départements d'outre-mer. Jacques Chirac fut obligé, pour satisfaire aux critères de l'Union économique et monétaire, de mener plutôt une politique de réformes économiques et de rigueur. Quiz "5e République" créé le 27-10-2008 par anonyme avec le générateur de tests - créez votre propre test ! Édouard Balladur devient alors Premier ministre. Il annonce en décembre de la même année le lancement d’, Le président de la République n’abandonne pas les réformes. Ce dernier dirige un gouvernement éphémère (1968-1969), qui répond toutefois à la crise universitaire en promulguant la loi Faure (novembre 1968), qui modifie profondément l'organisation de l'université, dans le sens d'une plus grande démocratisation de celle-ci. Vous voudrez certainement recevoir nos Livres numériques GRATUITS pour vous aider à Apprendre et Retenir facilement.Cliquez ici pour recevoir vos livres gratuitement ! Les derniers mois du mandat de Jacques Chirac sont marqués par l'émotion internationale suscitée par les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, par le soutien militaire français lors de la guerre d'Afghanistan, et par une forte hausse du sentiment d'insécurité. Le gouvernement finit par reculer. À la mort de ce dernier en 1974, Valéry Giscard d'Estaing, candidat de centre-droit, est élu chef de l'État face à François Mitterrand, candidat de l'Union de la gauche. LHistoire institutionnelle de la France a subi de multiples secousses depuis la Révolution française de 1789 et la proclamation de la République française le 21septembre 1792. Pourtant, le « prince » ne perd pas de sa superbe. Cette adoption suscite de fortes critiques : ce qui avait été rejeté par le peuple français en 2005 et finalement adopté par l’Assemblée deux ans après. La Ve république, dont Michel Debré est l’architecte, est approuvée par référendum le 28 septembre 1958. Le parti communiste reste puissant (Jacques Duclos obtient 21,3% des voix) et la gauche s’effondre : Gaston Defferre est éliminé dès le premier tour avec ses 5%. Deux éléments viennent accentuer les difficultés du président de la République. Les élections présidentielles de 2007 donnent lieu à une effervescence démocratique qui se traduit par un taux de participation particulièrement élevé : 83,77% au premier tour, puis 83,97% au second tour. Même s’il choisit comme Premier ministre Jean-Marc Ayrault, maire de Nantes et surtout chef du groupe socialiste à l’Assemblée depuis quinze ans, la politique économique du nouveau président de la République, favorisant l’offre plutôt que la demande, lui attire rapidement l’hostilité d’une partie de sa majorité et de l’électorat socialiste. Celui-ci a une composition semblable au premier, formé majoritairement de membres de l'UNR gaulliste et de quelques Républicains indépendants, représentant la tendance libérale (au sens économique), regroupés autour de Giscard. En 2002, Jacques Chirac est réélu face à Jean-Marie Le Pen, après un premier tour qui aura vu l'élimination surprise de Lionel Jospin. Malgré cela, le chômage augmente, le pouvoir d'achat des Français baisse. La priorité du nouveau gouvernement est de réduire le chômage, ainsi que la préparation de l'entrée de la France dans la Zone euro. Bien que soutenu par le RPR, le candidat malheureux des élections de 1981 et 1988 était déclaré perdant au premier tour face à un autre candidat de la droite, le Premier ministre Édouard Balladur (soutenu, notamment, par Nicolas Sarkozy). En 1981, François Mitterrand est élu président de la République, battant le chef de l'État sortant Valéry Giscard d'Estaing et ramenant la gauche au pouvoir pour la première fois depuis la Quatrième République. Martine Aubry lance les 35 heures, et Dominique Strauss-Kahn mène une politique de réduction des déficits. Il sera remplacé par un autre « baron » du gaullisme plus conservateur, Pierre Mesmer, le 5 juillet 1972. Vous trouverez dans cet article une présentation succincte de chacun des 8 présidents de la Ve République française. En raison de la colère sociale, la majorité perd les élections régionales de 2004, ce qui entraîne un 1er remaniement. À la suite d'une forte impopularité, aussi bien dans son propre camp qu'au sein de la population française, François Hollande annonce en décembre 2016 qu'il ne se représentera pas pour un second mandat. La présidence de Georges Pompidou est aujourd’hui quelque peu oubliée. On compte parmi eux des ministres : le ministre de l’Économie Arnaud Montebourg, le ministre de l’Éducation Benoît Hamon et la ministre de la Culture Aurélie Filippetti. alliés) de remporter l'ensemble des sièges à pourvoir dans le département dès lors que leur liste avait au moins 50 % des voix. L’édifice gaullien est encore incomplet. L’activité effrénée de Nicolas Sarkozy, Pour la première fois dans l’histoire de la Ve République, la politique du pays semble se résumer exclusivement à l’action de son président. Ce sera la plus longue des trois : cinq ans. Au niveau international, la France est décrite comme vivant un climat insurrectionnel. Au soir du premier tour des élections présidentielles de 2012, le 22 avril, le président sortant, Nicolas Sarkozy, arrive deuxième. François Hollande fait aussi intervenir les troupes françaises en Centrafrique en décembre 2013 (opération Sangaris, terminée le 31 octobre 2016) en vue de maintenir la paix dans ce pays et éviter une catastrophe humanitaire. d'Emmanuel Macron (24,1 %) représentant la tendance social-libérale du parti. À la suite de celui-ci, la Gauche prolétarienne, à laquelle appartient Jean-Paul Sartre, est créée. La classe politique se scandalise : le président du Sénat français, Gaston Monnerville, qualifie de forfaiture l’approbation du référendum par le nouveau Premier ministre (depuis le 14 avril 1962), Georges Pompidou. La punition vient le 25 août 2014, lorsqu’ils ne sont pas reconduits dans le gouvernement de Manuel Valls. Ce durcissement se produit dans le contexte d’un débat grandissant sur la place de l’islam en France et sur la conception de la laïcité. Elle s’adapte bien à cette situation inédite. Cette division nouvelle du pouvoir est facilitée par le caractère gaullien de la politique étrangère du président de la République, à tel point que l’on a parlé de gaullo-mitterrandisme. Deux mois plus tard, opposé à la construction d'une fédération européenne, de Gaulle pratique la « politique de la chaise vide », qui ouvre une crise, résolue en janvier 1966: le principe du vote à la majorité qualifiée est suspendu lorsque des intérêts importants d'un des États membres de la CEE est en jeu. Jacques Chirac devient Premier ministre pour la deuxième fois. Nicolas Sarkozy lance aussi le Grand Paris, projet de constitution d’une métropole rassemblant la capitale et 130 villes de la petite et de la grande couronne, afin de faire face à la concurrence internationale. il joue la médiation entre la Russie et la Géorgie pendant la Deuxième guerre d’Ossétie du Sud ; il organise le lancement de l’Union pour la Méditerranée en juillet ; il pousse à l’adoption d’un Pacte européen de l’immigration et de l’asile adopté en octobre ; La politique extérieure de Nicolas Sarkozy est aussi jalonnée de plusieurs, Le premier chapitre du quinquennat est aussi marqué par une importante. Le 23 mai, le président Sarkozy s'est rendu à Bruxelles en Belgique pour discuter, avec le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, à propos d'un « traité simplifié » entre la France et ses partenaires européens. Un grand plan autoroutier pour Paris est établi : il prévoit un maillage serré de la capitale. Dans son discours du 16 septembre 1969, « Chaban » appelle à la construction d’une « nouvelle société», plus ouverte à la participation des citoyens, au dialogue social, à la liberté d’expression, et servie par un État plus souple. Interrogé le 13 février 1969 par la Télévision suisse romande sur le fait de savoir s'il pensait avoir un avenir politique, Pompidou répondit alors : « Je ne pense pas avoir d'avenir politique ; j'ai un passé politique; j'aurai peut-être un jour, si Dieu le veut, un destin national »[réf. Ce mode désignation, qui lui assure une légitimité indiscutable, Cette orientation sociale-libérale est confirmée lorsque, Outre les dispositifs présents dans les grandes lois de réformes citées ci-dessus, le gouvernement agit plus expressément pour, Enfin, on peut noter quelques mesures symboliques considérées comme «, En même temps, le mandat de François Hollande est marqué par la nécessité de, Élément clé de cette lutte pour la maîtrise des finances publiques, la.